Pôle Saint-Léonard

Welkenraedt
Permis d'urbanisme octroyé

Au travers de ce projet, les pouvoirs publics souhaitent dynamiser le quartier en créant une mixité de fonctions.

Nous souhaitons maintenir un front de voirie, mais en le rendant attractif et ouvert sur l’espace public. Un contact est maintenu entre l’avant et l’arrière, au niveau de rez-de-chaussée via une césure dans la construction, menant vers un bel espace extérieur. Les places de parking sont prévues à différents endroits sur le site. Il ne nous semble pas opportun de grouper l’ensemble des parkings souhaités en un seul et même endroit, afin de minimiser l’impact visuel des véhicules sur le site. Cette implantation permet également de rencontrer le souhait du Pouvoir Adjudicateur de créer un projet présentant des espaces extérieurs qualitatifs, en plus d’une construction contemporaine et créative.
Un espace minéral et architecturé  est en relation directe avec le bâtiment et se situe de plain pied avec la rue. Cet espace minéral est relié à l’espace très végétalisé situé en contrebas, via une rampe et un escalier. Ces deux accès sont intégrés à l’architecture mise en place et et participent au raccord naturel du bâtiment au terrain existant. L’accès au parking privé en sous-sol est traité de manière à le rendre le plus discret possible en travaillant le terrain et les plantations de façon naturelle.
Nous avons donc travaillé une volumétrie variée et juste en regard du contexte bâti. Le rez-de-chaussée est en léger recul par rapport à la voirie et permet l’accès aux différentes fonctions et logements. Le premier étage crée le front de bâti à proprement parler le long de la rue Saint-Paul et la rue du Hangar. En effet, le volume perpendiculaire à la voirie, abritant les locaux du CPAS, ne se développe que sur le rez-de-chaussée.
Les terrasses rentrantes créent une diversité au niveau des façades. A rue, nous retrouvons aussi bien des espaces de circulation que des logements traversants. Le deuxième étage est en retrait. Les logements de type penthouses sont perçus depuis la rue comme un volume de toiture et non pas comme un niveau complet. Les rehausses d’acrotères serviront de garde-corps pour ce niveau et diminuent encore visuellement l’impact.
La maison de repos présente un parement en brique et les différents détails architectoniques sont réalisés en blanc. En réponse, dans une optique d’intégration et de lien avec la proximité avec la maison de repos, nous avons inversé la proportion en intégrant le blanc via le crépi et la brique en soubassement au projet.
Nous avons choisi de travailler un soubassement en brique (sous-sol et revêtements de sol extérieurs) pour asseoir le bâtiment. Le rez-de-chaussée et le premier étage reçoivent un parement en crépi de teinte claire. Au 2ème étage, un bardage en fibro-ciment est prévu comme parement pour l’assimiler à une toiture et non un niveau complet. Ces matériaux se retrouvent sur différents bâtiments dans le quartier et sont retravaillés dans une esthétique contemporaine et durable.

Travail réalisé en association avec le bureau Rensonnet SPRL

Quatre Architecture